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1 avril 2010



Du champagne et une odeur de foutre..

Ça faisait foutrement longtemps que je ne m'étais pas sentie sur un high comme ça.. ou un low, c'est à vous de voir..
Trop de pilules, trop d'alcool, mix terrible.
Je me sens semi ici, un peu ailleurs, j'aime le feeling. Ça fait des lunes que je ne me suis pas sentie de la sorte... C'est comme des vieilles pantoufles, je ne m'en tannerai jamais faut croire.
Un espèce de petit paradis douteux, irréel ou tout sent bon.

Je suis toujours en sevrage. Aucune nouvelle de Ben, je n'ai pas croisé non plus ce garçon qui m'offre de divine tentations charnelles...
Rien de rien de rien.
J'avais donc bien le droit de m'évader ce soir. Han, tsé.

La première fois que je l'ai rencontré, ce type, ça doit bien faire il y a trois ou quatre ans... Blind date typique, offerte par ma copine qui veut "tant me voir matché et heureuse, parce que je le mérite teeeeeelleeeeeement, j'suis dont une bonne et gentille fille"!! [Si tu savais, ma puce...!]
Bref, une bière relaxe dans un bar tranquille, gentil garçon, adorable même...
Une deuxième bière, et une troisième et finalement on boit un pichet et deux et trop et ça y est on titube jusqu'à chez moi et là on se frenche à bouche que veux tu dans l'entrée et le gentil garçon se transforme en espèce de super homme hyper dominant et là....

[Et là, moi je ne comprends plus rien. ]

...
il me fourre la bouche de sa verge en m'empoignant solidement par les cheveux, me claque et essaie clairement de défoncer ce qui, à cette étape, me reste de gorge. Mes yeux coulent. Non ce ne sont pas des pleurs, c'est que je ne peux plus respirer. Et le gentil garçon transformé en vilain, bien ça l'allume plus que tout de voir mon mascara couler, de me voir paniquer sur son membre, de me voir asphyxiée à cause de son cock qui obstrue total ma bouche.. ..

[Et là, moi ma chatte mouille, mes cuisses se frottent l'une contre l'autre...]

...mets ses mains derrière ma tête "histoire d'avoir plus d'élan" j'imagine, il baise littéralement ma bouche, je n'ai aucun exutoire, Crisse que t'es belle qu'il me dit, et il pousse plus fort, bien à fond et là, il vient...

[Ce sevrage, c'est une véritable torture, j'vous dis pas..]

Et moi je croyais que tout était terminé, haletante, à moitié nue dans le portique je me sens sale.. Il m'amène à la salle de bain et ouvre la douche. Il m'y pousse et m'oblige à m'agenouiller, c'est que c'est un véritable salaud vous savez...Ma bouche me fait mal, l'eau trop chaude de la douche coule douloureusement sur mon dos mais il s'y remets.

[J'ai une véritable envie de mourir présentement...]

Après être venu sur moi, dans la douche il m'essuie mochement, je n'ai aucun droit dans cette histoire.. ce que j'ai pu être conne, imaginer qu'il était vraiment "un chic type" ... fuck off! Il me traine jusqu'à la cuisine, m'oblige à me mettre à quatre pattes sur la table et [fiiiiinalement!] se décide à me manger. J'ai enfin découvert qu'il possédait des mains absolument géniales, la preuve est que j'ai salopé la table de la dinette et une partie du plancher... J'ai soif.. Moi, personnellement, je trouve qu'il parle trop mais bon han..

[J'ai soif aussi, j'ai surtout faim, j'ai besoin d'une verge..]

Il laissa couler le champagne le long de mon dos, pour ensuite le licher. J'avais l'air d'une vraie chatte, à quatre pattes sur la table, le cul bien ressorti, le dos bien cambré.. Ma cuisine avait l'air d'un véritable bordel.. Après s'être partagé ce qu'il me restait de champagne, je descendis de la table mais me plia devant lui, lui laissant mon cul et ma chatte bien en vue.. il s'enfonça en moi. Avec force, avec hargne

[... Je suis complètement batshit crazy super blast. C'est la joie. Weee]

Il me claqua une fois, deux fois. Il dit des trucs complètement incohérents, continua de me claquer comme ça, toujours en s'enfonçant plus loin et finalement, sur mon corps couvert de salive et de champagne il est venu, une dernière fois.

[Ça m'avait pris une bonne semaine, avant de marcher convenablement, cette fois là. Je me souviens de la gueule de mes coworkers à la perfection le lendemain matin en me voyant.. J'étais dans un osti de mauvais état.. ]

Il est parti vivre à Vancouver et jusqu'à tout récemment.. je n'avais pas vraiment eu de nouvelles..

24 mars 2010



Call me a charrue if you want

J'en suis rendue à mon deuxième homme de la journée.
Je me lave, me prépare tranquillement à aller rejoindre le troisième.

Du sexe morne, sans saveur, sans frissons.

Et ce sexe, bien qu'il soit propre, sonne sale à mon oreille.
Pas de saletés comme j'y suis habituée,
je le répète, c'est du sexe morne, sans saveur, sans frissons.
Mais ce sexe est sale, dans l'optique où je m'en calisse.
Je ne ressent rien.
Je suis vide.

Aucun désir, aucune passion.
C'est machinal, mécanique.
Des mains, des faux cris, des traces de griffes, de gifles mais rien.
Aucun désir, aucune passion.

L'intensité est où?
Perdue en quelque part, dans un chic condo sur St-Hubert.

Moi et Ben, c'est fini.

Fini avant même d'avoir commencé.
Je dois y aller, un type dont je ne me souviens plus du nom m'attends;
J'ai mis un kit de deuil.

10 mars 2010



Le souper de Ben

Je ne fondais pas du tout à la masse de gens moches marchant sur la Plaza St-Hubert. Il faut dire que sous mon long manteau, mis à part mon kit terrible je ne portais que mes cicatrices... Et que dire de mon déhanchement avec ces souliers... Même habillée en one piece brun, avec ces heels, n'importe qui se serait retourné...
J'aurais du me payer un taxi, fuck.

Toc toc..
[Détache le manteau un peu, humidifies mes lèvres un peu, entre-ouvre la bouche un peu et prends une position scabreuse.]

-...

"Bien là! Dis de quoi! T'as l'air d'un bêta.. T'aime ou pas?!"

Ben se tenais devant moi, sans mot dire. J'ai cru qu'il allait s'évanouir...
[Et après il se trouve bien tough... Foutus hommes.]

Je l'ai tassé, je suis entrée, enlevé mon manteau et j'ai accoté mes coudes sur la table de cuisine, lui laissant pleine vue sur mon cul, moulé parfaitement dans la culotte du terrible kit.

"Ben!! Refermes la porte au moins!"

Et il s'exécuta. Évidemment.
J'avais affaire à un homme dont le cerveau avait littéralement fondu. Plaisant? Pas plus qui faut.

"Ben! Focus là! Parle!... Fuck off, je me r'habille!"

J'avais à peine réussis à rejoindre mon manteau, [marcher avec ces trucs, c'est l'horreur, j'vous dis pas!] qu'il était en train de m'embrasser fougueusement, ses mains caressant ma poitrine, mon cou, s'emmêlant dans mes cheveux...

"Ok.. ok.. On se calme.. j'vais rester.. !"

Je n'avais pas d'autres choix de toute façon; j'avais faim et plus rien à bouffer à la maison.. Passer à l'épicerie fringuée de la sorte aurait probablement été une périlleuse aventure....j'avais littéralement l'air d'une pute!

-Alors, notre dernière fois, t'en a pensé quoi?

Je le regardais cuisiner, je n'aime pas revenir sur le passé...

"Écoute, Ben on peut parler de ce soir à la place non? Tu m'as parlé d'abus.."

Visiblement, [encore une fois..] il était fâche que je ne réponde pas à sa question.

-Moi tout ce que je veux, c'est que tu comprenne ce que MOI je veux.

Son téléphone s'est mis à vibrer, devant moi, sur la table de cuisine. Il n'a pas répondu.

-Toi, tu manipule les gens, tu ne comprends pas qu'on peut développer des choses pour toi.

"J'avais pourtant été super claire, il y a des règles à suivre Ben, si tu veux être avec moi... T'es sympa, je t'aime bien mais sans plus... Cet appel, tu le prends?"

-FUCK MON TÉLÉPHONE! JE TE PARLE DE MES SENTIMENTS!

"Sentiquoi?"

Il a fermé le rond du poêle, essuyé ses mains sans les laver.
[Ça y est. On va baiser et ce sera bon.. Très bon.]

-Tu refuse de voir que je veux me rapprocher de toi ne serait-ce qu'un peu han? Tu me rends fou! Mais complètement fou! Il n'y a pas une heure que je ne pense pas à toi!

"Tu penses à mon cul.. pas à moi."

Il s'emprit des mes poignets, me leva et me plaqua au mur.

-Écoute moi bien petite conne, ce soir, je vais te montrer à coté de quoi tu passe.

"Je passe à coté de rien, regarde, je vais l'avoir sans même avoir à t'ai...t'aim... "

Son cellulaire vibrait toujours sur la table..

"VAS TU RÉPONDRE MERDE!"

Il ne dis plus un mot, sans même lancer un regard au téléphone qui vibrait il enfonça sa main dans une de ses poches, en ressorti une corde.. ou un lacet? [what the fuck?]
Il m'obligeât à me mettre à genoux.. Foutus souliers.
Il saisit mes mains, les plaça chacune à une cheville et les attacha.
J'étais dans une fâcheuse position, la croupe bien haute, le visage directement sur son plancher.

-Tu vois conasse, maintenant t'es toute à moi. Entièrement. Et tu va faire quoi? RIEN.

Il banda mes yeux et reparti à la cuisine.

... Crétain. J'ai l'air de quoi là, en sous vêtements, la face scotché à son plancher...

"Ton téléphone merde. RÉPONDS DONC!"

-Ce n'est surement pas important. Du moins pas aussi important que ce que je te réserve. .. Tu dois être patiente, c'est tout. Maintenant ferme ta gueule sinon je m'en occupe aussi.

Et j'ai attendu. Docile.
Cette position était tout, sauf confortable. J'avais mal aux poignets, des fourmis dans les jambes et son maudit plancher était gelé. Et son téléphone.. Crisse de téléphone, il ne pouvait pas le fermer, au lieu de le laisser vibrer comme ça, sans fin?

J'entendis la porte s'ouvrir d'un coup.

-FUCK.

-Inconnu - Bébé! J'ai essayé de t'appeler toute la journée et... C'EST QUOI CETTE PUTE SUR LA PLANCHER DE NOTRE FUTUR APPART??!!

À partir de cet instant, la mort semblait un exutoire divin.
Cette nouvelle arrivée [d'après sa voix criarde, c'était une fille, han, tsé. ]

-Mais qu'est-ce que tu fais ici Dom?

Dom- Mais on s'en calisse de ce que je fait ici! Va tu m'expliquer pourquoi ya une pute d'attaché dans le salon et toi t'es là, pénard, à te faire un snack?!

"Euh hey, c'est possible de me détacher, au moins?"
Ma voix semblait toute petite, dans tout ces cris. Moi la marde, ça ne m'intéresse pas, je voulais juste crisser mon camp.

Ben et Dom s'engueulait à tue tête, j'ai entendu parler de fiançailles, de promesses, du sexe qu'il ne lui donnait pas, de.. arf. Le plancher est froid.

"OK ÇA SUFFIT VOS ENGUEULADES!!! BENOIT, TU ME DÉTACHES C'EST TU CLAIR?!"

Il se sont tus. J'ai entendu des pas et une petite main froide se déposer sur mes mollets.

Dom - Pourquoi, à moi tu ne m'as jamais fait ça?
Et des larmes sur mes jambes...
Dom - T'es promesses et nos rêves communs..
Et les liens retenant mes poignets se loussent...
Dom - Elle a quoi de plus, elle cette.. cette...

Elle ne finit pas sa phrase, trop prise par les sanglots.

"Ok tasse toi fille. [J'enlevai le foulard bandant mes yeux et tituba jusqu'à Ben] C'est pour ça, que je ne veux pas d'amour. "

-MAIS JE T'AIME , CONASSE!

Je pris mon manteau et sorti. J'avais une sale gueule. J'entendais encore, des escaliers [trop pénibles à descendre] Ben et Dom s'engueuler..

Sur St-Hubert je fis signe à un taxi.

- Va falloir payer avant, mademoiselle.

"Pardon? Fais juste m'amener à destination, c'est quoi le problème?"

-Des putes comme toi, j'en ramasse à la trallée, toé, tu payes avant.

"Sacrament."

27 février 2010



Marathon de cochonneries..

Avant hier, il était sur le porche de ma porte, à me supplier (ok j'en mets peut être un peu...) de lui laisser une deuxième chance... Ben se tenait là, les bras lousses, une bosse prédominante dans ses jeans..

"Ah come on là! J'ai envie de toi! On avait juste beaucoup trop bu! T'es pas pour me faire un crisse de scène à cause de ça!! Check, j't'assure, tu m'allumes, avec tes problèmes et tes marques à la con sur tes cuisses et ta façon de ma haïr quand je te déçois... et.. et.. fuck .. ******** j'ai envie de toi!"

- Ok, ta gueule. Monte et prends moi.

Et depuis ces 48 heures, on baise. Sans fin, sans se tanner. Bien sur, on prends des breaks, on dors, on se nourris (principalement sur le corps de l'autre..) et on se marre. Fuck il est drôle. Mais surtout.. il mange ma chatte, inlassablement..
Mon corps se crispe sous les jouissances infligées mais surtout, sous les douleurs, les brûlures qu'il (ou que je..) m'inflige..
C'est fusionnel. Le sexe est divin.
Je sens lui, à plein nez. J'aime son odeur, c'est musqué, très très viril.

Présentement, il dort, dans mon lit. Il n'est pas douché d'ailleurs. Son sexe sent le mien, je compte le rejoindre sous peu... finir le tout sous les jets chauds de la douche... Pissed off ma superbe coloc et son copain, trop fermés pour nous suivre dans nos délires..
J'désire des trip frôlant l'orgie, je crois être sur un fucking high, quelques chose que même la meilleure des dopes n'atteint pas. J'ai envie d'être un avec Ben, pis fuck, c'est pu loin.
...

22 janvier 2010



I want to kill you like they do in the movies

This might be the soundtrack of a humongous part of my life.

Détruire quelque chose de bien, comme si je me détruisais moi même.
C'est mal sain, j'en conviens! Mais je n'ai jamais dit que j'étais saine.
I act like I'm sane. I love pretending. I'm a comedian, la meilleure (in)connue.
J'ai une envie de sexe frôlant la déviance, d'un homme hyper contrôlant...
J'ai besoin d'avoir mal. Je veux gémir..de douleur, de plaisir.. J'ai envie de lamentations lubriques. D'enfoncer mes ongles dans la chaire masculine
J'ai envie de blesser. De créer des tensions, des attentes hors normes.
De tout briser.

C'est mal sain, j'en conviens! Mais je n'ai jamais dit que j'étais saine...